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Nœud borroméen
Nœud borroméen — Le nœud borroméen donne à Lacan une écriture du nouage entre Réel, Symbolique et Imaginaire. Il ne livre pas une image commode de la complexité psychique. Il introduit une logique de tenue. Trois ronds se nouent de telle sorte que si l’un cède, les deux autres ne tiennent plus ensemble. La question décisive ne porte donc plus sur le sens caché d’un élément isolé, mais sur le mode d’articulation qui permet à l’ensemble de ne pas se défaire. Lacan pousse plus
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Nom propre / signature
Nom propre / signature — Lacan travaille le nom propre comme opérateur, non comme simple étiquette civile. Dans Problèmes cruciaux pour la psychanalyse , il insiste sur un point très simple et très dur : le nom propre est un nom donné. Il n’émerge donc pas d’une pure désignation naturelle. Il entre dans un réseau de dons, de règles, de places, d’échanges, de reconnaissance. La signature pousse cette logique vers la marque. Elle donne au nom propre une singularité graphique,
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Nom-du-Père
Nom-du-Père — Le Nom-du-Père ne renvoie pas d’abord au père réel. Il désigne le signifiant qui introduit la loi, la coupure et l’entrée du sujet dans l’ordre symbolique. Lacan le formule avec une sécheresse exemplaire dans D’une question préliminaire : l’attribution de la procréation au père ne relève pas du père réel, mais d’un pur signifiant, d’une reconnaissance du père comme Nom-du-Père.
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Métonymie
Métonymie — La métonymie ne produit pas une condensation de sens. Elle maintient la chaîne en mouvement. Lacan la détache de la simple figure de style pour en faire l’un des ressorts du désir lui-même. Dans L’instance de la lettre, puis dans le séminaire sur Le désir et son interprétation, il montre que le désir glisse de signifiant en signifiant sans jamais se laisser saturer par l’objet qu’il vise. Le mot décisif tient dans ce glissement.
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Métaphore paternelle
Métaphore paternelle — La métaphore paternelle substitue le Nom-du-Père à la place du désir de la mère et réordonne la signification. Lacan ne décrit pas ici un simple épisode familial. Il isole une opération de structure. Un terme vient occuper une place brûlante, puis le champ cesse de flotter de la même manière. Une loi peut alors se formuler, une limite peut valoir, une différence de places peut tenir. La métaphore paternelle n’ajoute pas un sens à une scène déjà constitu
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Métaphore
Métaphore — La métaphore substitue un signifiant à un autre et condense un nouvel effet de sens. Lacan la détache de la vieille rhétorique des ressemblances décoratives. Dans L’instance de la lettre, il écrit que l’étincelle créatrice de la métaphore ne jaillit pas de la rencontre de deux images, mais de la substitution d’un signifiant à un autre, puis du passage qui en résulte vers la signification.
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Méconnaissance
Méconnaissance — Le sujet se reconnaît justement à l’endroit où il se trompe sur lui-même. La méconnaissance ne désigne pas une erreur accidentelle de perception ni une simple ignorance. Elle touche la constitution même du moi. Lacan en donne la pointe dans le sillage du stade du miroir : l’image rassemble, anticipe, unifie, puis cette unité reste prise dans une ligne de fiction irréductible. Le moi ne repose donc pas sur une connaissance de soi plus pauvre qu’une autre.
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Lettre
Lettre — La lettre ne se confond pas avec le signifiant pris dans le jeu du sens. Elle touche une matérialité plus dure. Lacan finit par la dégager comme ce qui fait bord entre savoir et jouissance, comme ce qui dessine le trou plutôt que ce qui le comble, comme une marque qui ne représente pas simplement l’écriture mais porte la trace d’un échec de la représentation. Le point devient décisif pour l’art.
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Lalangue
Lalangue — Lalangue nomme la langue avant sa réduction à l’outil de communication. Sous ce terme, Lacan vise moins le lexique commun que le dépôt de jouissance laissé par les sons, les coupures, les équivoques, les torsions de phrase, les restes de voix qui ont traversé un corps avant d’entrer dans la belle police du sens. La langue n’y vaut pas d’abord par ce qu’elle signifie, mais par ce qu’elle frappe, accroche, troue, réveille, fixe. La lettre y touche sa matière. Le phon
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Jouissance
Jouissance — La jouissance ne se confond pas avec le plaisir. Le plaisir tempère, borne, amortit. La jouissance pousse plus loin. Elle touche l’excès, l’obstination, parfois la douleur, parfois l’insistance d’un corps ou d’un acte qui ne savent plus s’arrêter là où le sujet pourrait encore se maintenir à bonne distance.
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Inconscient
Inconscient — L’inconscient lacanien ne ressemble pas à une cave pleine de contenus enfouis. Lacan le déplace hors de toute mythologie de la profondeur. Il le rapporte à la lettre, au signifiant, à l’insistance d’une chaîne, aux formations qui surgissent là où le sujet croyait parler en maître.
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Inconnu
Inconnu — Le terme ne tient pas chez Lacan comme concept opératoire autonome. Il appartient au vocabulaire courant de l’énigme, de l’opacité ou de la découverte, mais il manque de tranchant théorique. Dans un index rigoureux, il faut donc le casser en deux mots plus durs.
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Imaginaire
Imaginaire — Le registre imaginaire organise les formes, les ressemblances, les identifications et les captations spéculaires. Lacan lui donne très tôt sa scène fondatrice avec le stade du miroir : le sujet se précipite dans une image de totalité qui le devance, le rassemble et le trompe dans le même mouvement. L’imaginaire ne relève donc pas d’un simple domaine des images plaisantes.
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Idéal du moi / moi idéal
Le moi idéal relève de l’image aimée de soi, de la forme où le sujet se rêve unifié, désirable, triomphant. L’idéal du moi désigne autre chose : le point symbolique depuis lequel le sujet se voit jugé, mesuré, élevé ou rabaissé. Lacan tient cette différence avec une précision décisive. D’un côté, le moi idéal prolonge la capture narcissique et la substance de l’image. De l’autre, l’idéal du moi relève de l’Autre, de l’autorité, du commandement, du lieu d’où tombe l’évaluation
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Forclusion
Forclusion — La forclusion du Nom-du-Père désigne, chez Lacan, la non-inscription d’un signifiant décisif dans l’ordre symbolique. Dans D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose, il l’énonce avec une netteté qui interdit toute dilution métaphorique : au point où le Nom-du-Père est appelé peut répondre dans l’Autre un trou, et c’est de ce défaut que procèdent, pour la psychose, l’échec de la métaphore paternelle, puis la cascade des remaniements du
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Écriture
Écriture — Chez Lacan, l’écriture ne réduit pas la parole en signes sages. Elle ne vient pas après coup déposer proprement ce qui aurait d’abord été vécu, dit, puis fixé. Dès Fonction et champ de la parole et du langage en psychanalyse, il rappelle que le rêve a la structure d’un rébus, c’est-à-dire d’une écriture. Plus tard, dans Lituraterre, il durcit encore le trait : l’écriture n’est pas l’impression, la lettre n’est pas un simple vêtement du sens, et l’écrit qui se fabri
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Désir
Désir — Le désir ne coïncide ni avec le besoin ni avec la demande. Le besoin cherche sa satisfaction. La demande passe par l’adresse à l’Autre et se charge aussitôt de langage, d’attente, de reconnaissance, d’amour, de manque. Le désir naît dans cet écart. Il ne vise donc jamais un objet simple que le sujet pourrait enfin posséder. Il se soutient de ce qui lui échappe et prend sa forme depuis l’Autre.
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Discours
Discours — Le discours, chez Lacan, ne désigne pas d’abord ce que quelqu’un dit. Il nomme une structure de places, une manière d’ordonner le lien entre signifiant, savoir, sujet et jouissance. Le mot coupe donc court à la psychologie des intentions. Il ne demande pas qui pense bien ou mal, mais de quelle place parle un sujet, ce qu’il produit, ce qu’il masque, ce qu’il fait circuler comme savoir, comme maîtrise ou comme reste.
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Connu
Connu — Le mot n’a pas chez Lacan le rang d’un concept majeur. Il sert plutôt de contrepoint discret à ce qui, chez lui, compte davantage : la méconnaissance, le ratage de la coïncidence, la faille entre ce que le sujet croit saisir et ce qui le détermine. Le connu désigne alors moins une vérité qu’un état de stabilisation. Quelque chose a déjà reçu un nom, une place, une attribution, une légitimité suffisante pour circuler sans être véritablement regardé.
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Chose / das Ding
Chose / das Ding — La Chose ne désigne pas un objet qu’il suffirait de retrouver. Lacan isole sous ce nom ce qui, au cœur de l’expérience humaine, reste à la fois central et impossible à rejoindre. Das Ding n’entre pas dans la représentation comme un contenu disponible. Il se tient plus loin, en amont, comme ce noyau étranger autour duquel le désir tourne, substitue, détourne, élève parfois un objet à sa dignité sans jamais l’atteindre.
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