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Omar Khayyâm - quatrain 72 - La bouche muette
Khayyâm exprime dans ce quatrain l'impuissance à percer le secret de l'origine. Aucune question sur le sens de la venue et de la présence au monde ne peut obtenir de réponse. La psychanalyse invite le sujet à élaborer des réponses singulières pour construire sa propre fiction.
4 min de lecture
L'une tient et l'autre tombe
Clarissa et Septimus Warren Smith: les deux personnages centraux de Mrs Dalloway, permettent d'envisager la décompensation et le suicide, non pas comme des phénomènes radicaux, des états figés qui définissent le sujet, mais comme un degré, un point franchi quand la réalité ne tient plus parce que le sujet y a perdu sa place.
13 min de lecture


Refaire passer le courant — La psychanalyse au risque de la discontinuité
La psychanalyse a longtemps lu la vérité du sujet dans la rupture : coupure, scansion, arrêt, blanc. Mais cette clinique suppose un monde assez continu pour que l’interruption y fasse événement. Que devient-elle lorsque la discontinuité entre dans la texture même du quotidien ? Ce texte propose un déplacement : apprendre à lire la structure non plus seulement dans ce qui casse, mais dans la manière dont un sujet refabrique de la continuité.
17 min de lecture


Tenir après la fracture — Delacroix sur le divan
Une femme avance dans la fumée, un drapeau levé. Le geste entraîne sans tenir. Quelques décennies plus tard, la même figure passe de main en main sur un billet, vidée de sa scène. Comment une image issue d’une fracture devient-elle support d’un lien stable sans jamais la résoudre ? Entre répétition, oubli actif et circulation des signes, que reste-t-il à porter ?
5 min de lecture


Comment lire "Les Sabines arrêtant le combat entre les Romains et les Sabins" de David après Me too et la Dark romance ?
Le regard s’arrête sur la paix peinte par David. Le rapt disparaît du cadre mais continue d’agir. Que reste-t-il quand l’image efface son origine violente ? Entre mémoire saturée, corps médiateur et récits contemporains comme la Dark romance, la scène impose une question précise : à quel prix une paix peut-elle tenir ?
4 min de lecture


George Orwell et la prose qui voulait se faire plus grosse que la pensée
Orwell attaque la prose qui enfle quand la pensée se vide. Les discours publics, politiques ou intellectuels accumulent métaphores usées, mots prétentieux et tournures automatiques qui dispensent de penser. L’IA peut amplifier ce phénomène en produisant des phrases correctes mais détachées de l’expérience intérieure du langage. Orwell appelle donc à une discipline simple : couper les mots inutiles, préférer la clarté, choisir chaque terme pour qu’il corresponde réellement à l
5 min de lecture


ESPACES D’ÉCRITURE : Surfaces singulières chez deux auteurs d’art brut
Et si le mur n’était pas un support, mais un seuil ?
À travers les œuvres de Fernando Nannetti à Volterra et de Jean-Crampilh Broucaret dans le Vic-Bilh, cet article explore la rencontre radicale entre un sujet et une surface brute. Mur d’asile et plancher domestique deviennent des lieux d’inscription où le geste grave, incise et transforme l’espace quotidien en territoire symbolique. Ni message adressé ni symptôme psychiatrique, ces écritures relèvent d’un secret actif, d’un
6 min de lecture
LOURD ET VIDE - Création artistique et angoisse après l’œuvre : une lecture psychanalytique
Pourquoi la création, produite hors de soi, présentée à un public, et bien accueillie par celui-ci, peut-elle entraîner chez le créateur une forme d’inhibition et d’angoisse portant sur l’avenir, un temps ouvert où se posent les questions : que créer maintenant, et comment créer encore ?
3 min de lecture


à partir d’un graffiti, « MISERE DE LA CULTURE »
Un graffiti à Quimper sert de prétexte à interroger le temps de la psychanalyse et celui du patient : parler trop juste, trop tôt, peut fermer le temps du regard.
4 min de lecture


Névrose, quand l’art urbain devient lieu de dépôt clinique. : figure clinique de la tenue (4² + 3² = 5²)
Ce texte part d’une fin de cure ordinaire : rien ne disparaît, mais quelque chose tient autrement. Hors du cadre analytique, dans un espace urbain en transformation, un patient inscrit au marqueur une formule élémentaire sur un coffrage de chantier. Ce geste, au croisement du graffiti urbain et de la psychanalyse, ouvre un lieu de dépôt clinique. À partir de là, l’article propose une figure simple pour penser la névrose comme tenue et comme coût.
15 min de lecture


GRADIVA, CELLE QUI MARCHE Figure du seuil entre image, désir et corps
Gradiva, figure énigmatique héritée de l’Antiquité, n’a cessé de marcher dans l’imaginaire moderne. De Wilhelm Jensen à Sigmund Freud, puis jusqu’à Alain Robbe-Grillet, elle incarne une zone de tension entre image et corps, désir et refoulement. À travers la littérature et la psychanalyse, Gradiva devient une véritable figure du seuil : celle où le regard peut ouvrir à la rencontre, ou se refermer dans la répétition fantasmatique.
7 min de lecture


Le cabinet de psychanalyse en 2025 : un lieu de désaturation et de respiration psychique
En 2025, le cabinet de psychanalyse devient un lieu de désaturation. Face au trop-plein d’informations et à la fatigue du rythme imposé, il rétablit une respiration psychique permettant au sujet de retrouver présence, continuité et capacité de penser. Ni refuge ni performance, le cabinet offre un seuil où le langage peut se reformer et où la subjectivité échappe à la saturation contemporaine.
4 min de lecture


[Blancage] - La seconde mort du graffiti : la fresque municipale et un tableau de Bruegel l’Ancien
Le graffiti connaît deux morts : le blancage, qui efface la trace, et la récupération municipale, qui neutralise le souffle. La fresque officielle transforme le geste en fonction, l’urgence en décor. Bruegel l’avait déjà montré : certains morts sont dissous, d’autres recyclés en hérauts. Comme eux, le graffeur consacré annonce sans désirer. Quand le souffle blanchit la vitre, il a déjà passé du côté des morts.
4 min de lecture


AI, Freud, and the Vanishing of the Tragic: The Rise of a Troubling Gentle Universalism
Freud sought to universalize the tragic so desire, prohibition, and guilt could become legible. Today’s AIs lean toward universalizing the inoffensive by smoothing every rough edge. Between these opposite gestures lies a culture’s ability to symbolize its conflicts. Linking Vienna 1900 to AI 2025, this inquiry argues that a language calibrated to avoid conflict endangers the very possibility of a speaking subject.
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IA, Freud et la disparition du tragique : une inquiétante universalité douce
La psychanalyse à Pont-Aven interroge le lissage du langage par l’IA, l'universalité douce. Freud montre que le tragique fonde le sujet ; le cabinet Art & Psy redonne au discours son relief.
4 min de lecture


[Blancage] - Entry n° 04 – A Heart in the Rain
The municipal gesture aimed to neutralize a small heart — likely made with a spray can — classified as a parasitic inscription.
The single-layer coating produces a superficially smooth surface, yet its micro-variations in thickness remain detectable under rain.
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[Blancage] - Entrée n°04 - Un Coeur sous la pluie
Le geste municipal visait à neutraliser un grand cœur probablement à la spray can, considéré comme une inscription parasite.
Le recouvrement, appliqué en couche unique, crée une surface superficiellement lisse, mais dont les micro-variations d’épaisseur demeurent perceptibles sous la pluie.
Le blancage agit comme un voile opacifiant, efficace en apparence mais incapable de supprimer la différence de densité pigmentaire.
L’effacement se voulait total : il n’a éliminé que la v
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![[Blancage] - Entrée n°03 - MON ours ou ce que je regarde est déjà regardé par l'Autre](https://static.wixstatic.com/media/d3346a_f0834cdb019e47b4aa3396c225c9833c~mv2.png/v1/fill/w_333,h_250,fp_0.50_0.50,q_35,blur_30,enc_avif,quality_auto/d3346a_f0834cdb019e47b4aa3396c225c9833c~mv2.webp)
![[Blancage] - Entrée n°03 - MON ours ou ce que je regarde est déjà regardé par l'Autre](https://static.wixstatic.com/media/d3346a_f0834cdb019e47b4aa3396c225c9833c~mv2.png/v1/fill/w_454,h_341,fp_0.50_0.50,q_95,enc_avif,quality_auto/d3346a_f0834cdb019e47b4aa3396c225c9833c~mv2.webp)
[Blancage] - Entrée n°03 - MON ours ou ce que je regarde est déjà regardé par l'Autre
Lors du relevé photographique systématique, une enfant, passant avec ses parents, identifie spontanément cette configuration :
« Ô maman, on dirait mon ours ! »
Cette réaction constitue la première interprétation orale documentée directement sur site. Je n'avais pas repéré, pas interprété, cette figure avant que l'enfant ne la nomme.
3 min de lecture
![[Blancage] - Entrée n°02 - le CHE](https://static.wixstatic.com/media/d3346a_f9ad256fb37e4baaa66cf651f6a939bb~mv2.png/v1/fill/w_207,h_250,fp_0.50_0.50,q_35,blur_30,enc_avif,quality_auto/d3346a_f9ad256fb37e4baaa66cf651f6a939bb~mv2.webp)
![[Blancage] - Entrée n°02 - le CHE](https://static.wixstatic.com/media/d3346a_f9ad256fb37e4baaa66cf651f6a939bb~mv2.png/v1/fill/w_283,h_341,fp_0.50_0.50,q_95,enc_avif,quality_auto/d3346a_f9ad256fb37e4baaa66cf651f6a939bb~mv2.webp)
[Blancage] - Entrée n°02 - le CHE
Sous le blancstock municipal étalé en une seule fine couche, un mur de Concarneau laisse remonter trois lettres :C H E. Non pas une effigie, non pas la stature d’un héros, mais un simple mot — ou plutôt son squelette.
2 min de lecture


[Blancage], est un acte du semblant
Le blancage est un acte du semblant ; les graffitis, un acte du sujet.
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