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A propos de Milosh Luczynski, Window to Eden bleue et rouge
Dans Window to Eden bleue et rouge, Milosh Luczynski piège le paradis derrière une fenêtre qui n’ouvre rien. Le bois clair, la vitre, les six rectangles proches de l’ancien écran 4:3 et l’absence du vert déplacent l’Éden hors du jardin : il devient un désir fabriqué par le cadre, reverdi par l’œil, accusé par l’arbre coupé devenu fenêtre.
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Le foulé plutôt que le refoulé : à propos d’INTERVENTION, Dyala Khodary, 2022
À partir d’Intervention de Dyala Khodary, l’article déplace la psychanalyse du refoulé vers le foulé. Le carreau Saraska n’y vaut ni comme décor ni comme patrimoine, mais comme surface usée, retournée, répétée, raccordée. Le fragment réveille une mémoire des pas, des usages et des générations. Beyrouth s’y lit depuis le sol : avancer sur des raccords, avec la coupure encore sous les pieds.
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Beyrouth est une ballerine — À propos de Hemostasis de Dyala Khodary, 2023
Dans Hemostasis, Dyala Khodary ne peint ni une ruine pittoresque ni une résilience de façade. Elle montre une maison de Beyrouth tenue par un appareillage de fortune, encore debout sans guérir. Le titre donne la loi de l’œuvre : non la réparation, mais l’arrêt du saignement. La toile saisit ce point instable où une ville, un corps et une mémoire continuent de tenir sous attelles.
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Rúna — L’œuvre-peau.
Rúna, de Joanna Andraos, n’est pas une série sur la blessure. C’est une œuvre que l’histoire a blessée. Créés en 2005, certains tirages ont été atteints par l’explosion du port de Beyrouth en 2020. L’artiste choisit de ne pas les restaurer. La photographie cesse alors d’être une image intacte : elle devient une peau, une mémoire matérielle, un corps qui porte encore le choc.
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L’arcane cryptée dans Danse Macabre de Abed Al Kadiri
L’œuvre de Abed Al Kadiri suit aussi un processus créatif relatif à ces différents temps intrapsychiques caractérisant, comme nous l’avons vu, ce qui fait trauma, dévoilant une trame à travers laquelle Danse macabre s’est construite comme un puzzle. Après une période d’activisme intense, il se déplace de la rue vers la scène des raves parties en recherche d’une appartenance communautaire.
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CE QUE LA JOIE LAISSE AU CENTRE — À propos du tableau d’Irina Anis : Les coquelicots ensoleillés fleurissent.
Un petit carré de fleurs pour le mur. À première vue, la lumière fait le travail. Puis le regard s’approche, tombe sur les noyaux noirs au cœur des corolles, et comprend que cette peinture tient moins par la prairie qu’elle promet que par ce qu’elle ne parvient pas à recouvrir.
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Tenir après la fracture — Delacroix sur le divan
Une femme avance dans la fumée, un drapeau levé. Le geste entraîne sans tenir. Quelques décennies plus tard, la même figure passe de main en main sur un billet, vidée de sa scène. Comment une image issue d’une fracture devient-elle support d’un lien stable sans jamais la résoudre ? Entre répétition, oubli actif et circulation des signes, que reste-t-il à porter ?
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Comment lire "Les Sabines arrêtant le combat entre les Romains et les Sabins" de David après Me too et la Dark romance ?
Le regard s’arrête sur la paix peinte par David. Le rapt disparaît du cadre mais continue d’agir. Que reste-t-il quand l’image efface son origine violente ? Entre mémoire saturée, corps médiateur et récits contemporains comme la Dark romance, la scène impose une question précise : à quel prix une paix peut-elle tenir ?
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RiCO NIKE LES KEUF— petite archéologie culturelle d’un mur à Concarneau
À Concarneau, un graffiti intrigue : « RiCO NIKE LES KEUF ». Trois mots sur un mur, et tout un voyage culturel apparaît. Une déesse grecque, une marque mondiale et l’argot urbain s’y rencontrent. Cette inscription révèle comment les symboles migrent entre générations, langues et révoltes. Une archéologie du présent écrite dans le crépi des villes.
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ESPACES D’ÉCRITURE : Surfaces singulières chez deux auteurs d’art brut
Et si le mur n’était pas un support, mais un seuil ?
À travers les œuvres de Fernando Nannetti à Volterra et de Jean-Crampilh Broucaret dans le Vic-Bilh, cet article explore la rencontre radicale entre un sujet et une surface brute. Mur d’asile et plancher domestique deviennent des lieux d’inscription où le geste grave, incise et transforme l’espace quotidien en territoire symbolique. Ni message adressé ni symptôme psychiatrique, ces écritures relèvent d’un secret actif, d’un
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Je suis là : topologie du sujet dans l’œuvre de Basquiat
"Je suis là" : topologie du sujet dans l’œuvre de Basquiat. À partir de Untitled (Skull) (1981), cet article propose une lecture psychanalytique fondée sur les quatre instances de la psychanalyse du Seuil (Moi, Je suis là, Je, Soi). L’analyse montre comment Basquiat figure un sujet apparaissant dans le silence, le corps et la dislocation formelle. Une hypothèse forte sur la peinture comme espace d’inscription du sujet vivant.
4 min de lecture


Je suis là : Georges Ribemont-Dessaignes — Le silence tenu (1916)
Ce billet explore L’Empereur de Chine de Ribemont-Dessaignes comme figure du “Je suis là” sans parole. L’Empereur silencieux incarne un sujet qui tient sa place sans s’énoncer, dans une scène absurde mais stable. Ce silence habité devient un axe clinique fort pour penser les présences muettes, notamment dans le mutisme, l’autisme ou le retrait. La psychanalyse du Seuil en fait une instance valide.
3 min de lecture


Je suis là : Francis Picabia — La présence sans origine (1918)
Ce billet explore l’œuvre de Francis Picabia comme incarnation du “Je suis là” sans origine. À travers La fille née sans mère, il fait apparaître un sujet orphelin, dissocié, mais présent. Cette configuration, dépourvue d’ancrage symbolique, rejoint la clinique du Seuil : le sujet peut apparaître hors de toute filiation. Une hypothèse forte pour penser les formes de vie non narratives.
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Je suis là : Tristan Tzara — Le refus qui affirme (1916)
Ce billet explore l’œuvre de Tristan Tzara comme expression du “Je suis là” par refus actif. À travers Monsieur Antipyrine, Tzara construit un sujet qui ne signifie rien, mais qui s’adresse en rejetant tout système. Le refus devient une forme clinique d’insistance subjective. Une hypothèse centrale pour la psychanalyse du Seuil : le sujet peut surgir dans le désaccord, sans langage ni narration.
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Je suis là : Le souffle avant le mot - Karawane de Hugo Ball (1917)
Ce billet explore Karawane (1916) de Hugo Ball comme première profération du “Je suis là” en dehors du langage articulé. À travers souffle, rythme et glossolalie, Ball pose un sujet qui ne parle pas mais s’adresse. Cette forme de présence minimale, avant le Je, est analysée comme seuil clinique, notamment dans le mutisme, le trauma et la clinique du silence. Une hypothèse fondatrice de la psychanalyse du Seuil.
4 min de lecture


A travers le Dada : La présence adressée avant le Je.
Cet article introduit une instance psychique inédite : le “Je suis là”. Ni Je, ni Moi, ni Soi, cette forme minimale d’apparition du sujet précède toute parole et toute représentation. À partir des œuvres Dada et des limites des modèles classiques (Freud, Jung, Lacan, Camus, Yalom), l’auteur propose une topologie à quatre instances et fonde une clinique nouvelle, centrée sur la reconnaissance du sujet avant le langage.
16 min de lecture


Yves Klein : Sauter dans le Vide — Corps, seuil et mutation du regard
Yves Klein redéfinit le vide : saut, judo et franchissement symbolique. Vers une psychanalyse du seuil et une esthétique du passage.
14 min de lecture


Zones de Sensibilité Picturale Immatérielle : Yves Klein et le seuil du regard
Yves Klein transforme le vide en seuil opératoire : analyse critique des Zones de Sensibilité Picturale Immatérielle (1959–1962).
21 min de lecture


Zimbardo, Gérôme et la scène d’exécution collective : pouvoir symbolique, désubjectivation
Un homme au sol. Un autre attend le verdict. La foule décide.
Karl Morysidès croise Pollice verso de Gérôme et l’expérience de Zimbardo pour penser la scène d’exécution collective et le rôle qui tue sans qu’on ait choisi de tuer.
4 min de lecture


La responsabilité flottante : psychanalyse du regard manquant dans Le Ballon de Vallotton
Une enfant joue, deux adultes discutent. Personne ne regarde.
Dans Le Ballon, Félix Vallotton capte une scène d’absence douce.
Karl Morysidès propose une lecture psychanalytique du lien suspendu et de la responsabilité diffuse.
4 min de lecture
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