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Psy29 - Art & Psy, un lieu dédié à la psychanalyse du seuil et à l’exploration des liens profonds entre l’art et l’inconscient. Parrainé par le
Cercle Franco-Autrichien de Psychanalyse (assoc. 1901)
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Une éruption sous la surface...
Avec FAB, il s’agit moins d’une œuvre que d’un processus.
Un mouvement continu, dépendant de notre main et de notre regard, qui se produit devant nous, pour nous, et qui engage une intimité particulière. Peut-être comme la scène d’un rêve où des éléments se condensent, s’associent, se dissocient, troublent notre perception et notre compréhension.
3 min de lecture


Rendez-vous au Paradis...
Le dévoilement joue à plein et requiert notre présence : si on lâche le geste, le sable revient, les inscriptions disparaissent. C’est le geste qui fait advenir l’œuvre, comme une trace sous la surface, nous confirmant l’impossibilité de conserver une chose pour laquelle on ne s’engage pas, un minimum.
3 min de lecture


La Galerie du Bout du Monde — Annexe Quimper
À Quimper, La Galerie du Bout du Monde ouvre son fonds permanent à trois œuvres numériques interactives de FAB : EDEN, GRADIVA et MATER. Entre origines perdues, mémoire et naissance, les images apparaissent, se transforment et s’effacent au geste du visiteur. Une expérience où regarder, c’est déjà modifier ce que l’on voit
5 min de lecture


Ready-Decayed
À Belleville, une gamelle rose Barbie. À Beyrouth, une chaise noyée. Des objets morts à l’usage, mais toujours désirables. Ni ruines ni rebuts : des ready-decayed. La fonction s’éteint, la libido reprend. L’art ne les sauve pas. Il leur offre de nouvelles aventures. Et le Pantone devient chair.
7 min de lecture


Rideau: la persistance d'un show, à la galerie Bao
Les lumières et leurs couleurs jouent avec la météo, avec l’espace de la galerie, avec le corps du public. Le cinétisme des œuvres rythme le mouvement de celui qui regarde, ne peut rester immobile, tourne autour du verre alors qu’il pourrait le laisser tourner seul. C’est un voyage.
4 min de lecture


SYMPHO: Á la découverte d'un peintre
Sympho est un peintre autodidacte. Cette distance avec tout discours académique, qui peut parfois entraîner une difficulté à traduire au plus près une pensée en un geste pictural, lui donne, en même temps, une sorte de liberté absolue et de puissance, perceptibles au premier regard.
6 min de lecture


"Je photographie comme on peint": le regard de Serge Najjar
On est là au cœur du kairos grec, qui désigne l’occasion saisie, ce temps qualitatif attrapé au vol et qui déjoue, ou condense, le déroulement imperturbable de chronos. L’objectif de Serge Najjar épingle, dans la réalité du Liban, la beauté d’une épiphanie géométrique, la sauvant de l’éphémère.
5 min de lecture


Le petit grain de Najjar
Devant Le Bateau ivre (2026), un mot me gicle à l’esprit. Grain. Non, ce n’est pas le grain de mer, réflexe du Breton que je suis, ni même le grain photographique, cette granulation qu’on associe à une émulsion, à une sensibilité, à une image agrandie. Non. C’est le grain du papier. Le support cesse d’être un fond neutre, cette surface docile qui s’efface derrière ce qu’elle porte. Il a sa constitution, sa présence propre. Il résiste à l’image, ou plutôt, il lui donne corps.
6 min de lecture


Psychanalystes, vous avez le pouvoir de faire dire n'importe quoi aux œuvres d'art
Un crâne, une flamme, un miroir : Freud est convoqué, Lacan entre en scène, Jung mystique vient saupoudrer le tout. Derrida et Machiavel ne sont jamais très loin. C’est classe, ça décape, ça nous apprend à voir autrement. Mais qui interprète qui ? Et si, à force de faire parler les œuvres, nous ne faisions que leur souffler nos propres réponses ? Georges de La Tour pourrait bien avoir quelques surprises en réserve pour nos certitudes.
3 min de lecture


MARILYN, AUTOPORTRAIT DE WARHOL
Comment le visage de Marilyn Monroe a fini par porter le nom d’un homme auquel il ne ressemble pas.
5 min de lecture


IV — Le NFT, godemiché de la propriété
Les Romains suspendaient des oscilla dans leurs jardins : l’image tournait, mais restait attachée à son support. Avec les NFT, l’image circule librement tandis que son certificat devient un objet de propriété. L’affaire Quantum révèle les contradictions de cette séparation. Et si le NFT servait moins à posséder une œuvre qu’à jouir, par procuration, de la certitude de la posséder ? De Pétrone à Lacan, une hypothèse : la jouissance du garant.
7 min de lecture


III — Le visage perdu de Narcisse
Vous croisez un être cher. Vous connaissez son nom, son histoire, sa voix. Mais son visage vous est étranger. À la Galerie du Bout du Monde, annexe de Quimper, place de la Tourbie, Fab expose jusqu’en décembre Prosopagnosia — Un exil intérieur. Deux mille ans plus tôt, Ovide imaginait l’inverse : Narcisse voyait parfaitement son visage sans savoir qu’il était le sien. Une question demeure : que reconnaissons-nous lorsque nous aimons quelqu’un ?
3 min de lecture


II — Pygmalion a inventé le porno sur mesure.
Pygmalion ne supportait plus les femmes de Chypre. Il sculpta donc la femme idéale. Deux mille ans plus tard, l’IA fabrique des Galatées sur mesure, jetables d’un clic. Ovide avait-il inventé le porno personnalisé ? Lacan s’en mêle. Sade aussi.
7 min de lecture


I — Pygmalion. « L'avez-vous vu ? — Non, mais c'est superbe. »
« L’avez-vous vu ? — Non, mais c’est superbe. » En 1819, Girodet n’a pas encore exposé sa Galathée que les éloges circulent déjà. Les critiques se disputent ses pieds, Pygmalion croit recevoir les baisers d’une statue, et Rousseau lui prête un « Moi ». Deux mille ans après Ovide, le miracle continue : nous faisons parler les œuvres, puis oublions que nous leur avons donné la parole. Une enquête psychanalytique sur l’art, le désir et les certitudes de ceux qui regardent.
10 min de lecture


DÉCOUVERTE DE DEUX CAS DE NYMPHOMANIE DANS L’ART ACTUEL.
Une cafetière Braun, un retable vénitien et deux œuvres contemporaines interrogent notre rapport à l’art. À travers Felix Gonzalez-Torres et Roman Ondák, Fabrice Laudrin explore les liens entre désir, participation et propriété. Il propose le concept d’« œuvre à moteur nymphomanique » : une œuvre dont aucun partenaire ne peut épuiser les possibilités relationnelles. Une réflexion entre art contemporain, psychanalyse et collection.
9 min de lecture


Your red shoes
Poudre d’escampette suggérée et geste réfléchi, ayant exigé un certain temps : on a prémédité la bande noire élastique qui ceint le corps de l’arbre, on s’est peut-être hissé, sans doute entre chien et loup, et l’on a glissé chaque chaussure dans le ruban, on a noué celui-ci autour du tronc et l’on a laissé pendre négligemment les deux côtés de la paire, tout près l’un de l’autre, comme en une main qui les porterait.
4 min de lecture


Une verrière dans l'atelier
L’espace de la cabane, de la miniature, déploie une rêverie permettant de faire lien entre l’œuvre et le spectateur. L’œuvre, ici, ne se donne pas d’un coup, elle demande, dans le regard, un travail d’attention et de lenteur qui se fait l’écho de celui effectué par l’artiste. Une sorte de patience commune les unit.
4 min de lecture


LE COQ BLEU / Hommage à Ghislaine Bourzeix, Galerie 36, Pont-Aven
Elle est morte il y a un an, sans finir la saison. Il m’est resté un coq de fibre blanche, trente centimètres de futur inutile. Hier, j’ai ouvert le bleu : l’IKB, le Klein — non, l’Adam. Un bleu fait pour tenir le pigment sans l’étouffer. J’ai pourtant ajouté huile et térébenthine, broyé, recouvert, enterré. Je voulais abolir la surface et ce qu’elle retenait. Le chat a marché dedans. Ce matin, ses empreintes bleues traversent le tapis persan. J’avais voulu peindre le vide. I
3 min de lecture


Causalisation V / Conclusion : LA JOCONDE EST-ELLE ENCORE VISIBLE ?
On connaît déjà la Joconde : sourire, mystère, regard. À force de l’expliquer, avons-nous encore besoin de la regarder ? Même problème sur le divan : une bonne interprétation peut devenir si bonne qu’elle finit par arriver avant les faits. Enquête sur un danger professionnel de la psychanalyse : avoir raison trop vite.
3 min de lecture


Causalisation IV / Synthèse : Que perd-on lorsqu’une cause cesse enfin de nous être nécessaire ?
Cet article est la synthèse opérationnelle de trois enquêtes consacrées à Laurence Chouzenoux, Francis Picabia et Marcel Duchamp. Elles ont suivi une même cause à trois moments : lorsqu’elle acquiert son statut, lorsqu’elle survit au changement de fonction, lorsqu’elle commence à organiser l’avenir. Reste à savoir quand elle doit perdre sa préséance. La décausalisation ne nie pas le passé : elle empêche une cause vraie de s’emparer de ce qu’elle n’a pas encore causé.
8 min de lecture


Causalisation III : QUAND LE PASSÉ CESSE-T-IL D’ÊTRE UNE CAUSE ?
En 1915, Marcel Duchamp achète une pelle à neige et l’intitule En prévision du bras cassé. Le bras ne se cassera pas. Mais combien de nos gestes obéissent, eux aussi, à ce qui pourrait arriver parce que cela nous est déjà arrivé ? De la causalisation à la décausalisation, une pelle suffit à déplacer une question psychanalytique : que devient une cause lorsqu’elle commence à organiser l’avenir ?
4 min de lecture


Causalisation II : À QUEL MOMENT UN OBJET CESSE-T-IL D’ÊTRE CE QU’IL ÉTAIT ?
Un réveil démonté reste-t-il un réveil ? En 1919, Picabia encre ses rouages et les presse sur le papier. Les dents conçues pour transmettre un mouvement produisent désormais une image. Leur forme demeure, leur fonction bascule. Réveil matin pose alors une question qui déborde largement l’objet : à quel moment une chose cesse-t-elle d’être ce qu’elle était ?
4 min de lecture


Causalisation I : Toute trace n’est pas mémoire de quelque chose. Certaines traces sont des machines à produire un passé.
Et si le symptôme ne révélait pas seulement son passé, mais participait à le fabriquer comme cause ? À partir de Lou de Laurence Chouzenoux, de Bergson et de Derrida, la Psychanalyse du Seuil propose la causalisation : le moment où un événement antérieur cesse d’être un simple fait pour devenir « ce qui explique ».
5 min de lecture


Laurence Chouzenoux V — La lettre qui manque
Quatre articles ont suffi pour déplacer plusieurs évidences ; ils ne suffisent plus pour répondre à certaines questions. D’où viennent ces jeunes filles ? Quand apparaissent leurs yeux noirs ? Qu’est-ce qui vient d’abord, du titre, du visage, du cadre ? Lors de notre échange à la Galerie Bettina, Virginie Lorient avait déjà fourni une information décisive : Laurence Chouzenoux accordait un soin particulier à ses cadres et les avait longtemps choisis avant de peindre.
5 min de lecture
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