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Un rouge en forme de coquelicot
Les fleurs, ici, se nomment entre elles et installent un décor attendu : un bout de prairie au printemps. Du mauve pour les iris, du blanc pour les pâquerettes, du vert et du jaune pour le tapis herbeux.
Mais ce n’est pas une scène de joie de saison, de douceur florale : quelque chose fuse, tournoie, au centre du tableau, qui ressemble à une explosion.
3 min de lecture


Un voilier, un oiseau
Le MAHHSA est un musée singulier, au cœur de l’hôpital Sainte-Anne: il désigne, en ces deux coordonnées spatiales (musée, hôpital), la nature de ce qu’il est : un lieu où s’exposent les productions d’artistes qui ont côtoyé la pathologie mentale.
Pas forcément moins malades d’être artistes, pas forcément plus artistes d’être malades. Réunis, l’art et la maladie ne se justifient ni ne s’expliquent mutuellement pour autant. Ils dialoguent.
3 min de lecture


Pareidolia as a Major Concept within Threshold Psychoanalysis
Pareidolia is treated here as a threshold concept linking early hominins, modern perception and the origins of art. From the Makapansgat pebble to Cycladic figures, emoticons, urban marks in Quimper and the prohibition of divine images, the article argues that art may begin before fabrication: when a perceived form seizes the gaze, provokes the hand and changes status. The image first appears as a perceptual event, then becomes selection, support and transmission. Exactly at
3 min de lecture
La lecture, un contenant psychique -À propos du roman Sonietchka, de Ludmila Oulitskaïa
Sonietchka vit en lisant : c’est son mode d’être au monde. Elle semble se remplir totalement, se dissoudre et se laisser modeler : la lecture est un bain, un enveloppement qui reconfigure entièrement le personnage.
Comment fiction et réalité peuvent-elles, dès lors, s’équilibrer ? La fiction permet-elle un lien au monde ou une protection contre lui ?
11 min de lecture
Ce que l'on voit et ce que l'on regarde
Quelque chose de joyeux, de touchant, d’étonnant, attire l’œil.
L’enfant fait œuvre vivante, elle provoque ce que d’autres œuvres de l’exposition Splendeurs du baroque ne provoquent pas : elle arrête un œil qui se met à regarder. En s’arrêtant, elle fait que quelque chose réclame d’être vu. Et que l’on se demande ce que l’on voit.
5 min de lecture


Les mouettes c'est chouette / Les goélands c'est méchant
À Lorient, SAM transforme un transformateur électrique en petite scène psychanalytique : un goéland au bandeau rouge vole un sandwich à la moutarde, trois mouettes crient, et le mot « chouette » fait surgir un troisième oiseau invisible. Entre oralité prédatrice, regard, comptine et peau urbaine, le tag condense l’inconscient comique du littoral.
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Omar Khayyâm - quatrain 150 - Suppose que tu n'existes pas...
Khayyâm invite à la fête plutôt qu'à la tristesse, comme réponse au néant. Une fête qui est refus de l'enfermement dans le tragique.
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Omar Khayyâm - quatrain 146 - La coupe brisée
Khayyâm brise sa coupe. Mais la coupe n’accuse pas, ne fait pas de reproche, ne se plaint pas : elle accueille la destruction comme une dimension presque naturelle de son devenir, invitant l’homme à comprendre qu’il aura à faire de même, le temps venu. L’objet détient un savoir : les formes changent.
4 min de lecture


A propos de Milosh Luczynski, Window to Eden bleue et rouge
Dans Window to Eden bleue et rouge, Milosh Luczynski piège le paradis derrière une fenêtre qui n’ouvre rien. Le bois clair, la vitre, les six rectangles proches de l’ancien écran 4:3 et l’absence du vert déplacent l’Éden hors du jardin : il devient un désir fabriqué par le cadre, reverdi par l’œil, accusé par l’arbre coupé devenu fenêtre.
5 min de lecture
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