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Omar Khayyâm - quatrain 150 - Suppose que tu n'existes pas...
Khayyâm invite à la fête plutôt qu'à la tristesse, comme réponse au néant. Une fête qui est refus de l'enfermement dans le tragique.
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Omar Khayyâm - quatrain 146 - La coupe brisée
Khayyâm brise sa coupe. Mais la coupe n’accuse pas, ne fait pas de reproche, ne se plaint pas : elle accueille la destruction comme une dimension presque naturelle de son devenir, invitant l’homme à comprendre qu’il aura à faire de même, le temps venu. L’objet détient un savoir : les formes changent.
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Omar Khayyâm - quatrain 157 - Avec des Si...
Dans ce quatrain, Khayyâm déploie le conditionnel.
Celui-ci opère en marqueur de l’interrogation introspective et bute sur une absence de réponse, un impossible.
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Omar Khayyâm - quatrain 72 - La bouche muette
Khayyâm exprime dans ce quatrain l'impuissance à percer le secret de l'origine. Aucune question sur le sens de la venue et de la présence au monde ne peut obtenir de réponse. La psychanalyse invite le sujet à élaborer des réponses singulières pour construire sa propre fiction.
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Omar Khayyâm - quatrain 31 - Ce qui fut écrit
Dans ce quatrain, Khayyâm énonce l'impossibilité d'échapper au destin tracé pour l'homme depuis l'origine par une plume insensible et aveugle. Ce déterminisme peut cependant être interrogé par la psychanalyse: la cure comme occasion de lire autrement et d'assumer subjectivement "ce qui fut écrit".
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Omar Khayyâm - Quatrain 130 - La chaîne de la trame
Marie Bourdon Dans ce quatrain, qui exprime en questions répétées le doute sur la finalité de l'existence, Khayyâm interroge le coeur de la trame. Son poème permet une approche psychanalytique de la trace et du manque constitutif du sujet . …………………………………………………………………………………………………………… « À quoi bon la venue, à quoi bon le départ ? Où donc est la chaîne de la trame de notre vie ? Que de corps délicats le monde brise… Où donc est partie leur fumée ? » ………………………………………………………………
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Omar Khayyâm — Quatrain n°10 — Sans amour, le temps ne mérite pas d’être vécu
« Ah ! Malheur à ce cœur d’où la passion est absente, qui n’est pas sous le charme de l’amour, joie du cœur ! Le jour que tu passes sans amour ne mérite pas que le soleil l’éclaire et que la lune le console. »
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Omar Khayyâm — Quatrain n°9 — Nous ne disparaissons jamais complètement
« Ce vase, ainsi que moi, fut autrefois un douloureux amant ; Avidement il s’est penché vers quelque cher visage. Cette anse que tu vois à son col, C’est un bras qui jadis enlaçait un cou bien-aimé. »
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Omar Khayyâm — Quatrain n°8 — Le bras qui te porte peut devenir celui qui te tient.
« Ici-bas, il vaut mieux que tu te fasses peu d’amis ; Ne sors de toi-même que pour de brèves entrevues. Celui-là dont le bras te semble un appui, Examine-le bien, et prends garde. »
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Omar Khayyâm — Quatrain n°5 — Aime avant de disparaître.
« Puisque nul ici ne peut te garantir un lendemain, Rends heureux maintenant ton cœur malade d’amour. Au clair de lune, bois du vin, car cet astre Nous cherchera demain et ne nous verra plus. »
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Omar Khayyâm — Quatrain n°4 — Désamorcer la colère
Si assuré et ferme que tu sois, ne cause de peine à personne ; Que personne n’ait à subir le poids de ta colère. Si le désir est en toi de la paix éternelle, Souffre seul, sans que l’on puisse, ô victime, te traiter de bourreau.
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Omar Khayyâm — Quatrain n°3 —
Ô toi qui te crois sage, ne blâme pas ceux qui s’enivrent. Laisse de côté l’orgueil de l’imposture. Pour goûter le calme triomphant et la paix, incline-toi vers ceux qu’on humilie, vers les plus vils.
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