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Causalisation IV / Synthèse : Que perd-on lorsqu’une cause cesse enfin de nous être nécessaire ?
Cet article est la synthèse opérationnelle de trois enquêtes consacrées à Laurence Chouzenoux, Francis Picabia et Marcel Duchamp. Elles ont suivi une même cause à trois moments : lorsqu’elle acquiert son statut, lorsqu’elle survit au changement de fonction, lorsqu’elle commence à organiser l’avenir. Reste à savoir quand elle doit perdre sa préséance. La décausalisation ne nie pas le passé : elle empêche une cause vraie de s’emparer de ce qu’elle n’a pas encore causé.
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Causalisation I : Toute trace n’est pas mémoire de quelque chose. Certaines traces sont des machines à produire un passé.
Et si le symptôme ne révélait pas seulement son passé, mais participait à le fabriquer comme cause ? À partir de Lou de Laurence Chouzenoux, de Bergson et de Derrida, la Psychanalyse du Seuil propose la causalisation : le moment où un événement antérieur cesse d’être un simple fait pour devenir « ce qui explique ».
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Laurence Chouzenoux V — La lettre qui manque
Quatre articles ont suffi pour déplacer plusieurs évidences ; ils ne suffisent plus pour répondre à certaines questions. D’où viennent ces jeunes filles ? Quand apparaissent leurs yeux noirs ? Qu’est-ce qui vient d’abord, du titre, du visage, du cadre ? Lors de notre échange à la Galerie Bettina, Virginie Lorient avait déjà fourni une information décisive : Laurence Chouzenoux accordait un soin particulier à ses cadres et les avait longtemps choisis avant de peindre.
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Laurence Chouzenoux IV — Le cadre avait déjà eu lieu
Le premier volet suivait le « déjà-vu » : reconnaître sans retrouver, puis recommencer devant le visage suivant. Le deuxième s’arrêtait aux grands yeux noirs, signe du modèle devenu presque signature de la peintre. Le troisième supprimait les yeux : une bouche demeurait, mais le baiser restait introuvable faute d’un autre auquel l’adresser.
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— Le dossier Chouzenoux
L’affaire a commencé au deuxième visage. Le premier ne demandait rien : on le regardait. Devant le second, quelque chose s’est détraqué. Je ne reconnaissais personne, mais le visage avait déjà cessé de m’être inconnu. Au troisième, cette contradiction ne pouvait plus passer pour un hasard : je reconnaissais sans pouvoir dire qui.
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Laurence Chouzenoux III — Le baiser n’est pas dans la bouche
Le deuxième volet de cette série s’achevait sur une hypothèse : les grands yeux noirs de Laurence Chouzenoux nous retenaient peut-être assez longtemps pour nous détourner du véritable centre de ses portraits. Puis Baiser volé faisait disparaître les yeux et ne conservait presque qu’une bouche. L’affaire semblait entendue. Elle l’était un peu trop. Car Chouzenoux ne peint pas ici un baiser. Elle n’en peint même pas la trace.
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Laurence Chouzenoux II : Le noir au centre des yeux
Dans le premier volet de cette série consacrée à Laurence Chouzenoux, le « déjà-vu » naissait du retour : des visages assez proches pour sembler connus, assez différents pour ne jamais se confondre. Freud avait fourni l’écart ; Sisyphe, la répétition. Avec ce deuxième volet, le regard se resserre.
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Laurence Chouzenoux I : Le rocher a des yeux noirs
Laurence Chouzenoux présente à la Galerie Bettina [1] une série de portraits de jeune fille. Le premier se laisse regarder. Le deuxième paraît revenir. Au troisième, le trouble s’installe
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