top of page
Lavardec'h - affaire n°14 - Des Bretons au Levant
Une exposition régionale au musée de Pont-Aven, des marins bretons disparus au large de Beyrouth, un rapport de 1920 reproduit trop grand. Le cartel souligne l’incompétence de l’administration française au Levant. Au bas du document, Lavardec’h découvre ses propres prénoms et son nom. Une tache ancienne remise en circulation, assez proprement encadrée pour salir notre commissaire préféré.
11 min de lecture
Lavardec'h - Affaire n° 13 - Trente grammes de suaire
À Roissy, Lavardec’h réceptionne une œuvre venue de Beyrouth : un fragment de soutane brûlée, enfermé dans un bocal de concombres, promis à une vente caritative parisienne. Mais une clef de laiton et un mot arabe trop bien traduit suffisent à transformer l’hommage en cauchemar pour Lavardec’h. Pas une fraude : une légende fabriquée trop proprement.
10 min de lecture
Lavardec'h - Affaire n° 12 - BON JUS!
"Il me déballa le prologue de l’exposition, comme on déballe un tapis rouge : il avait eu l’idée de mettre en scène les célèbres briques pyramidales de jus d’ananas Bonjus. Et un titre tenu pour génial : Ne pas percer. Trente-deux pyramides suspendues, une installation sur l’enfance libanaise, le commun transconfessionnel, la Memoria plebeia, les objets qui passent par la bouche avant d’entrer dans les livres."
11 min de lecture
Lavardec'h — Affaire n°11 — LA VIEILLE DAME EN JAUNE
Je sortis de la vinothèque rue Abdel Wahab, presque attendri, ce qui chez moi annonce une catastrophe. On m’avait vanté les mérites d’un brandy local, vieilli comme un cognac qui aurait pris la poussière de la Bekaa. D’autres rapportent de leurs voyages des magnets pour leur frigo. Moi, je rapporte des alcools profonds pour les jours où l’existence mord un peu trop aux chevilles. Le Liban m’avait gardé quelques jours de plus après ma conférence à la galerie Barakat.
9 min de lecture
Lavardec'h - Affaire n° 10 - Le miroir de l'odalisque
"Tout tenait debout, justement. Trop debout. Dans ces affaires-là, quand chacun occupe sa place avec autant de netteté, c’est qu’un objet refuse encore la sienne. Je revins au tableau. La peau occupait les regards. Le drap faisait diversion. Le miroir promettait son petit mystère. Le manche, lui, s’effaçait sous un vernis un peu trop appuyé. C’était mauvais signe."
13 min de lecture
Lavardec'h — Affaire n°8 — L’OMBRE DE LUI-MEME
La note de service du Pacha somnolait sous mon mug, dans une auréole de café de la veille : Adrien Solane vous attend ce matin à son atelier. Depuis trois semaines, les journaux d’art, les suppléments du samedi et les revues à papier glacé lui astiquaient la réputation comme des valets frottent l’argenterie avant l’arrivée des invités.
13 min de lecture
Lavardec'h — Affaire n°3 — LE BILLET DE CENT FRANCS
J’avais confié le dossier à mon stagiaire. Pour une raison simple, personne n’en voulait. Dans une administration convenablement organisée, un dossier sans intérêt apparent circule d’abord entre les mains les plus neuves, jusqu’au moment où l’on découvre qu’il contient une question embarrassante ; on le retire alors des mains du stagiaire, on lui explique qu’il avait mal compris, puis l’on reformule le problème sous un intitulé plus rassurant.
6 min de lecture
Lavardec'h — Affaire n°2 — LE CARRE NOIR
Le Carré noir de Kasimir Malevitch passe pour l’un des grands commencements de l’art moderne. La légende parle d’une naissance pure, d’un point zéro, d’une apparition sans précédent. Le dossier sent autre chose.
7 min de lecture
Lavardec'h — Affaire n°1 — LE JOUR OÙ LA JOCONDE A PERDU LA FACE !
1919. Marcel Duchamp ajoute une moustache, un bouc, quatre lettres. Le geste tient dans presque rien. La secousse traverse tout le siècle. La Joconde perd d’un coup son aura de sainte nitouche. Des années plus tard, l’enquêteur principal accepte enfin de parler.
4 min de lecture
bottom of page
