« À Concarneau, un graffiti PATATI : . PATATA recouvre l’ancien ABSAN, lisible comme ABSENT amputé de son T. À droite, un A cerclé et un point d’exclamation esquissent une révolte réduite à sigle. Ce mur pauvre permet d’éprouver concrètement des opérateurs lacaniens : lettre, manque, lalangue, objet voix, semblant, jouissance. Il précise surtout la notion de recouvrement déqualifiant : une trace survit sous la phrase qui la rabaisse. »
Il fallait, tôt ou tard, fixer l’Aftermade. Non pour l’enfermer — il ne survivrait pas à la clôture — mais pour lui donner une forme première, une assise, un socle où son apparition pourrait enfin se reconnaître. L’Aftermade n’est pas un concept jeté en l’air : il est né d’années d’observations, de déambulations, de ratages, de murs blanchis trop vite, de traces obstinées qui refusent de disparaître.