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Patati Patata
« À Concarneau, un graffiti PATATI : . PATATA recouvre l’ancien ABSAN, lisible comme ABSENT amputé de son T. À droite, un A cerclé et un point d’exclamation esquissent une révolte réduite à sigle. Ce mur pauvre permet d’éprouver concrètement des opérateurs lacaniens : lettre, manque, lalangue, objet voix, semblant, jouissance. Il précise surtout la notion de recouvrement déqualifiant : une trace survit sous la phrase qui la rabaisse. »
9 min de lecture
Omar Khayyâm - Quatrain 130 - La chaîne de la trame
Marie Bourdon Dans ce quatrain, qui exprime en questions répétées le doute sur la finalité de l'existence, Khayyâm interroge le coeur de la trame. Son poème permet une approche psychanalytique de la trace et du manque constitutif du sujet . …………………………………………………………………………………………………………… « À quoi bon la venue, à quoi bon le départ ? Où donc est la chaîne de la trame de notre vie ? Que de corps délicats le monde brise… Où donc est partie leur fumée ? » ………………………………………………………………
4 min de lecture
Manque / manque-à-être
Manque / manque-à-être — Le manque ne renvoie pas à une simple privation. Il creuse la structure même du sujet parlant. Lacan arrache ce terme à la logique du défaut réparable. Dans L’Angoisse, il affirme qu’il n’existe pas de manque dans le réel et que seul le symbolique désigne une place vide. Le manque ne constitue donc pas une anomalie à corriger. Il ouvre la condition même du désir. Le manque-à-être porte plus loin cette coupure. Le sujet parlant ne coïncide jamais avec
2 min de lecture
Omar Khayyâm — Quatrain n° 121 —QUE NOUS ARRIVA-T-IL?
Marie Bourdon A partir d'un quatrain de Khayyâm, nous suivons la chute des illusions de jeunesse, du savoir et de la maîtrise. Le poème ouvre une lecture psychanalytique du manque, du vacillement du sujet et du temps qui emporte toute certitude. …………………………………………………………………………………………………………… « Jeunes, nous avons quelque temps fréquenté un maître, quelque temps nous fûmes heureux de nos progrès ; Vois le fond de tout cela : que nous arriva-t-il ? Nous étions venus comme de l’eau, N
4 min de lecture
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