top of page


MARGES - Regard sur un tableau de l'exposition CHEFS-D'OEUVRE au MAHHSA
Un champ plat, sans aucune hauteur d’arbre, de plante, d’objet, que quatre marges, laissées vierges par l’artiste, encadrent, avant même le cadre matériel de l’œuvre.
Les bords verticaux présentent des irrégularités dans le trait, des avancées et des creux, alors que les horizontaux sont plus réguliers et forment des lignes sans ruptures. Une impression étrange que la main a peint à la hâte cette surface pour accueillir une arrivée imprévue d’oiseaux.
3 min de lecture


Possibilité d'un espace - Regard sur un tableau de Charles Schley
Ces couleurs et formes disparates, Schley les fait tenir ensemble dans un réseau d'angles et de lignes; il invente, dans ces façades jointes, une communauté, et dans ces carrés de fenêtres, une intimité.
4 min de lecture


Un rouge en forme de coquelicot
Les fleurs, ici, se nomment entre elles et installent un décor attendu : un bout de prairie au printemps. Du mauve pour les iris, du blanc pour les pâquerettes, du vert et du jaune pour le tapis herbeux.
Mais ce n’est pas une scène de joie de saison, de douceur florale : quelque chose fuse, tournoie, au centre du tableau, qui ressemble à une explosion.
3 min de lecture


Un voilier, un oiseau
Le MAHHSA est un musée singulier, au cœur de l’hôpital Sainte-Anne: il désigne, en ces deux coordonnées spatiales (musée, hôpital), la nature de ce qu’il est : un lieu où s’exposent les productions d’artistes qui ont côtoyé la pathologie mentale.
Pas forcément moins malades d’être artistes, pas forcément plus artistes d’être malades. Réunis, l’art et la maladie ne se justifient ni ne s’expliquent mutuellement pour autant. Ils dialoguent.
3 min de lecture
bottom of page
