Les fleurs, ici, se nomment entre elles et installent un décor attendu : un bout de prairie au printemps. Du mauve pour les iris, du blanc pour les pâquerettes, du vert et du jaune pour le tapis herbeux.
Mais ce n’est pas une scène de joie de saison, de douceur florale : quelque chose fuse, tournoie, au centre du tableau, qui ressemble à une explosion.
Le MAHHSA est un musée singulier, au cœur de l’hôpital Sainte-Anne: il désigne, en ces deux coordonnées spatiales (musée, hôpital), la nature de ce qu’il est : un lieu où s’exposent les productions d’artistes qui ont côtoyé la pathologie mentale.
Pas forcément moins malades d’être artistes, pas forcément plus artistes d’être malades. Réunis, l’art et la maladie ne se justifient ni ne s’expliquent mutuellement pour autant. Ils dialoguent.