Khayyâm brise sa coupe. Mais la coupe n’accuse pas, ne fait pas de reproche, ne se plaint pas : elle accueille la destruction comme une dimension presque naturelle de son devenir, invitant l’homme à comprendre qu’il aura à faire de même, le temps venu. L’objet détient un savoir : les formes changent.
Marie Bourdon Dans ce quatrain, qui exprime en questions répétées le doute sur la finalité de l'existence, Khayyâm interroge le coeur de la trame. Son poème permet une approche psychanalytique de la trace et du manque constitutif du sujet . …………………………………………………………………………………………………………… « À quoi bon la venue, à quoi bon le départ ? Où donc est la chaîne de la trame de notre vie ? Que de corps délicats le monde brise… Où donc est partie leur fumée ? » ………………………………………………………………