L’œuvre de Abed Al Kadiri suit aussi un processus créatif relatif à ces différents temps intrapsychiques caractérisant, comme nous l’avons vu, ce qui fait trauma, dévoilant une trame à travers laquelle Danse macabre s’est construite comme un puzzle. Après une période d’activisme intense, il se déplace de la rue vers la scène des raves parties en recherche d’une appartenance communautaire.
Dans ce quatrain, Khayyâm énonce l'impossibilité d'échapper au destin tracé pour l'homme depuis l'origine par une plume insensible et aveugle. Ce déterminisme peut cependant être interrogé par la psychanalyse: la cure comme occasion de lire autrement et d'assumer subjectivement "ce qui fut écrit".
La psychanalyse a longtemps lu la vérité du sujet dans la rupture : coupure, scansion, arrêt, blanc. Mais cette clinique suppose un monde assez continu pour que l’interruption y fasse événement. Que devient-elle lorsque la discontinuité entre dans la texture même du quotidien ? Ce texte propose un déplacement : apprendre à lire la structure non plus seulement dans ce qui casse, mais dans la manière dont un sujet refabrique de la continuité.