Sonietchka vit en lisant : c’est son mode d’être au monde. Elle semble se remplir totalement, se dissoudre et se laisser modeler : la lecture est un bain, un enveloppement qui reconfigure entièrement le personnage.
Comment fiction et réalité peuvent-elles, dès lors, s’équilibrer ? La fiction permet-elle un lien au monde ou une protection contre lui ?
Dans ce quatrain, Khayyâm énonce l'impossibilité d'échapper au destin tracé pour l'homme depuis l'origine par une plume insensible et aveugle. Ce déterminisme peut cependant être interrogé par la psychanalyse: la cure comme occasion de lire autrement et d'assumer subjectivement "ce qui fut écrit".