Rúna, de Joanna Andraos, n’est pas une série sur la blessure. C’est une œuvre que l’histoire a blessée. Créés en 2005, certains tirages ont été atteints par l’explosion du port de Beyrouth en 2020. L’artiste choisit de ne pas les restaurer. La photographie cesse alors d’être une image intacte : elle devient une peau, une mémoire matérielle, un corps qui porte encore le choc.