Gradiva, figure énigmatique héritée de l’Antiquité, n’a cessé de marcher dans l’imaginaire moderne. De Wilhelm Jensen à Sigmund Freud, puis jusqu’à Alain Robbe-Grillet, elle incarne une zone de tension entre image et corps, désir et refoulement. À travers la littérature et la psychanalyse, Gradiva devient une véritable figure du seuil : celle où le regard peut ouvrir à la rencontre, ou se refermer dans la répétition fantasmatique.