Le moi idéal relève de l’image aimée de soi, de la forme où le sujet se rêve unifié, désirable, triomphant. L’idéal du moi désigne autre chose : le point symbolique depuis lequel le sujet se voit jugé, mesuré, élevé ou rabaissé. Lacan tient cette différence avec une précision décisive. D’un côté, le moi idéal prolonge la capture narcissique et la substance de l’image. De l’autre, l’idéal du moi relève de l’Autre, de l’autorité, du commandement, du lieu d’où tombe l’évaluation