Devant Le Bateau ivre (2026), un mot me gicle à l’esprit. Grain. Non, ce n’est pas le grain de mer, réflexe du Breton que je suis, ni même le grain photographique, cette granulation qu’on associe à une émulsion, à une sensibilité, à une image agrandie. Non. C’est le grain du papier. Le support cesse d’être un fond neutre, cette surface docile qui s’efface derrière ce qu’elle porte. Il a sa constitution, sa présence propre. Il résiste à l’image, ou plutôt, il lui donne corps.