Avec Office Chair, Omar Fakhoury ne peint ni une ruine ni un ready-made. Il peint une chaise de bureau renversée, usée, reprise par une zone humide. Après Duchamp, l’objet choisi ; après Klein, le corps devenu trace. Ici, le rebut cesse d’appartenir à l’homme avant d’être avalé par le vivant.
Ce qui fait art n’est pas la chaise, mais la différance rendue sensible : ce moment où une chose ne coïncide plus avec ce qu’elle était, sans avoir encore disparu dans ce qu’elle devien