Le graffiti connaît deux morts : le blancage, qui efface la trace, et la récupération municipale, qui neutralise le souffle. La fresque officielle transforme le geste en fonction, l’urgence en décor. Bruegel l’avait déjà montré : certains morts sont dissous, d’autres recyclés en hérauts. Comme eux, le graffeur consacré annonce sans désirer. Quand le souffle blanchit la vitre, il a déjà passé du côté des morts.