Sur un lampadaire du parking du Steir à Quimper, un ancien sticker arraché ne dit plus rien. Mais sa colle, sa fatigue, ses bords noirs retiennent assez d’eau et de poussière pour qu’un lichen s’y installe. ALL photographie ce moment trouble : le signe a perdu sa voix, mais sa peau continue de nourrir le vivant. Le ready-decayed II commence là.
Après Duchamp, l’objet n’a plus besoin d’être déplacé pour penser. Avec PPOUT, Anon impose le ready-decayed : un WC maintenu dans son après-vie fonctionnelle, sans eau, sans maintenance, livré à la poussière, aux gravats et à lalangue. La nature urbaine commence là où l’homme cesse d’entretenir ses propres dispositifs.